Brève présentation

Quelques mots sur mon parcours (et sur ma façon de voir les choses)...

Originaire de Nantes, j'ai vécu (grâce à des parents voyageurs) en Algérie, dans les Hautes-Pyrénées puis à Nîmes à une époque (les années 1980-90) où la maison Carrée et les Arènes, grises de pollution, faisaient office de grands rond-points. J'étais collègien et c'est plutôt le pont du Gard qui m'avait marqué. D'accès totalement libre, on pouvait marcher dans la canalisation. Lycéens, on passait des heures aux jardins de la Fontaine, assis sur le temple de Diane. Heureusement, tout ce patrimoine est aujourd'hui mieux préservé et Nîmes est beaucoup plus agréable.

Je suis ensuite entré à l'université Paul Valéry de Montpellier, en fac d'histoire avec plus ou moins l'idée de faire du journalisme pour voyager, comprendre et raconter. Parmi tous les cours, je suivais aussi ceux d'histoire régionale. Nous n'étions pas très nombreux à écouter quelques professeurs hauts en couleur, qui incarnaient véritablement leur sujet de prédilection (l'antiquité romaine, le catharisme, la viticulture...). Tout cela m'intéressait mais j'avais surtout envie de voyager et j'ai fait une pause dans mes études pour partir en Amérique latine : un voyage de plusieurs mois en bus, trains et embarcations diverses, depuis le Mexique jusqu'au Venezuela. Ç'a été une révélation sur le plan culturel et historique et j'ai repris mes études en m'orientant vers les mouvements révolutionnaires latino-américains. J'ai choisi le Nicaragua car j'avais été captivé par la vitalité politique de ce pays où avait eu lieu la révolution sandiniste quelques années auparavant. Ma thèse de doctorat, que j'ai construite là-bas et à l'Institut des Hautes Études d'Amérique Latine à Paris, portait  sur la guérilla urbaine des Sandinistes. J'ai profité de ces séjours de recherche pour publier quelques articles sur le Nicaragua dans le journal L'Humanité. 

Ensuite, le Tchad pour enseigner l'histoire-géographie dans un lycée français. C'est la réalité très difficile de ce pays et celle du nord-Cameroun que je retiens car elle oblige à ouvrir les yeux, relativiser nos conditions de vie et tenter d'être cohérents dans nos comportements. Retour en France, en Lozère, qui est à l'opposé du Tchad  sur le plan climatique. Mais ces deux régions ont des similtudes  : la ruralité, la beauté des paysages et l'isolement...  une contrainte qui a déterminé un nouveau déplacement un peu plus au sud, dans les hauts-cantons de l'Hérault. Je connaissais bien cet endroit parce que je venais régulièrement à Villemagne l'Argentière depuis l'ongtemps en vacances et pour faire les cerises et les vendanges dans la vallée de la Mare (ce qui ne se fait plus beaucoup) quand j'étais étudiant. Et puis je me suis attaché au Caroux que j'ai parcouru en tous sens. Ce massif est aujourd'hui pour moi un repère dans le paysage et j'aime toujours y monter et le faire décourvir. 

Finalement, je suis devenu guide au fil de toutes ces découvertes et de plusieurs expériences professionnelles. Par exemple lorsque j'étais animateur pour l'association Concordia qui organise des chantiers d'utilité collective, souvent pour la sauvegarde ou ma mise en valeur du patrimoine local. Ces travaux sont effectués par de jeunes bénévoles français et étrangers qui viennent connaître une région en échange de leur main d'oeuvre. J'ai pu ainsi découvrir des endroits méconnus et historiquement très riches comme le magnifique et fabuleux pays de Sault, aux confins de l'Aude et de l'Ariège, ou encore le sud-Aveyron....

Entre des périodes d'enseignement, j'ai aussi travaillé quelques années pour la Maison cévenole des Arts et Traditions Populaires, une association qui oeuvre pour la valorisation du patrimoine à Saint-Gervais-sur-Mare. En 2011, le Département m'a confié l'animation du réseau des musées locaux, ce qui consistait notamment à organiser et guider des visites pour différents publics (touristes, habitants et scolaires).  

Après un nouvel intermède de deux années au Maroc pour enseigner, je me suis installé en 2016 avec ma famille à Cabrerolles, un petit village dans les avant-monts de l'Hérault. C'est un endroit très agréable et bien situé d'où je peux rayonner dans différentes directions et proposer des visites très différentes. Grâce à cette connaissance du terrain et à la diversité des thémqtiques, j'acquiers une compréhension toujours plus précise de l'histoire, de la géographie et du patrimoine local.

Car si je continue toujours avec plaisir à enseigner l''histoire-géo en collège, j'exerce surtout le métier de guide-conférencier qui me permet de continuer à faire de la recherche, de profiter des paysages et de rencontrer des gens curieux, ouverts, qui ont envie de mieux connaître cette très belle région. 

 

Ronan JAHÉNY

Docteur en histoire, guide-conférencier (carte professionnelle n°1734008P)

 

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